Présidence de la FIF / Augustin Sidy Diallo – Bictogo Salif Les leçons d’un lancement de campagne

Les listes Augustin Sidy Diallo et Bictogo ont lancé leur campagne le mardi 23 août 2011, à l’hôtel Pullman, au Plateau. Deux cérémonies qui ont montré que les deux hommes sont déterminés à aller à la conquête des voix pour prendre le contrôle de la FIF au soir du 10 septembre prochain.

Qui a mis le paquet lors de son lancement ? Cette question est pendante sur toutes les lèvres, après le lancement de campagne des listes Augustin Sidy Diallo et Bictogo Salif, mardi dernier. Chaque camp a parlé aux acteurs du football ivoirien, avec sa méthode. La liste conduite par Augustin Sidy Diallo a opté pour l’esthétique et la beauté pour convaincre. Berthe Adou Caye, colistier d’ASD, a habillé les chaises de l’hôtel Pullman, réservées aux invités…de marque. La liste « au service des clubs » a laissé les costumes. Diallo et ses colistiers ont opté pour des tee-shirts et ont surtout mis en évidence un terrain de football. ASD portait le brassard de capitaine. S’agissant du projet, le chef, aux dires de ses proches, « ne parle pas trop » mais se « veut concret ». C’est pourquoi il a laissé le soin à son directeur de campagne, Sory Diabaté, d’éplucher « ses remèdes » pour le renouveau du football ivoirien. Malgré quelques piques orientées vers le camp Bictogo, à savoir « dans une équipe, tout le monde ne peut pas défendre en même temps », la liste ASD prône le fair-play et milite pour la pertinence des arguments pour gagner au premier tour. Le camp Sidy dont la cérémonie de lancement de campagne a duré 90 minutes, le temps d’un match de football, n’a pas fait dans la dentelle. « Si le décor et autres invités de marque faisaient gagner une élection, je parie que Sidy sera le président de la FIF. Mais dans le cas de Bictogo, il faut souligner qu’il y a le gotha des présidents de clubs et à ce niveau, il est bien parti », note un témoin oculaire qui a suivi les deux cérémonies. ASD a eu le soutien de nombreuses personnalités dont la ministre Raymonde Coffi Goudou, le Commandant Issiaka Ouattara, Georges Ouégnin, Roger Abinader. Sa liste composée d’opérateurs économiques et d’administrateurs, montre sa détermination à aller chercher les moyens financiers et autres pour aider les présidents de clubs. « C’est l’argent qui appelle l’argent », argue-t-on dans le camp de Sidy. Un camp qui refuse de croire que les colistiers d’ASD qui ne sont pas des présidents de clubs, viennent à la FIF pour « bouffer » l’argent des clubs. Des présidents de clubs de Ligue 1, Ligue 2 et D3 ou leurs représentants ont répondu présent à la cérémonie de Sidy. C’est le cas de Koné Cheick Oumar et bien d’autres. Mais assister à une cérémonie de lancement de campagne ne veut rien dire. La preuve…

Bictogo reprend
les invités
Koné Cheick Oumar (PCA de l’Africa Sport d’Abidjan) et Abou Cissé (président-délégué) de la JCA-T présents chez Augustin Sidy Diallo ont répondu à l’appel de la Conférence, dès 17 heures, à l’hôtel Pullman, pour soutenir Bictogo Salif qui procédait au lancement de sa campagne. Ils n’étaient pas les seuls. Seri Valentin, président de Yopougon FC, présent sur la liste de la direction de campagne de Sidy y était également. Idem pour Cyrille Domoraud, colistier de Bictogo, mais bien présent à la cérémonie d’ASD. Autre détail significatif, la liste Bictogo n’a pas voulu inviter des personnalités pour « une affaire » qui concerne les acteurs du football. Toutefois, la liste a invité un pasteur, un imam et des chefs coutumiers, garants des us et coutumes ivoiriennes pour une libation. La liste Bictogo s’est félicitée du fait que ses 18 membres soient de potentiels électeurs, ce qui n’est pas le cas de l’adversaire Sidy. Me Roger Ouégnin, PCA de l’Asec Mimosas, qui avait à ses côtés Me Adou Niangon (JCA-T), Koné Abdoulaye (AS Denguélé d’Odienné), veillait au grain. Et dans une telle atmosphère, Abi Richmond, directeur de campagne, pouvait faire son « one man show ». Il a présenté la tête de liste Bictogo Salif après avoir justifié le choix de ce dernier. Et pour conclure, il a insisté sur le fait que c’est Bictogo lui-même qui s’adressera à l’assemblée, lançant ainsi une pique à la liste Diallo. Mais avant que Bictogo, le « choix des présidents de clubs » n’intervienne, Yves M’bella, le maître de cérémonie, donnait des informations à l’assistance. C’est ainsi qu’il a annoncé que le président Bictogo offrirait un car neuf à chaque club de Côte d’Ivoire. 76 cars au total. Tonnerre d’applaudissements ! 76 cars qui monteront à 81, après le discours du président. La liste Bictogo prône aussi le Fair-play, le respect mutuel et insiste sur le corps à corps pour être sûre de remporter le scrutin le 10 septembre 2011. Avec ce que l’on a pu voir, il y aura forcément match entre les deux listes.
Annoncia Sehoué

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Appui de la CEDEAO pour la reconstruction / Adama Bictogo, ministre de l’Intégration Africaine : ‘’La Côte d’Ivoire a définitivement tourné la page du recul’’

La fin de la mission de la CEDEAO conduite par le président de la Commission de cette organisation sous-régionale, James Victor Gbého, a été sanctionnée, le mercredi 24 août 2011, par la signature d’un partenariat avec le gouvernement ivoirien, dans le cadre de la reconstruction post-crise. Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a réitéré, au terme de l’atelier de travail avec les experts ivoiriens, les 23 et 24 août 2011 à Abidjan, l’engagement de l’organisation sous-régionale à soutenir la Côte d’Ivoire dans son processus de reconstruction. « Nous allons analyser nos propres ressources et les besoins des autorités ivoiriennes, pour parvenir à remettre la Côte d’Ivoire à sa position initiale et nous allons organiser une rencontre dans ce sens dans les plus brefs délais », a assuré l’ambassadeur James Victor Gbého. Dans le communiqué qui a sanctionné l’atelier, les deux parties ont convenu, entre autres, de consolider tous les projets dans un document unique qui sera transmis à la CEDEAO, courant septembre 2011, pour être finalisé, et de conjuguer leurs efforts pour le retour de la Banque africaine de développement (BAD) et permettre ainsi à la Côte d’Ivoire de bénéficier de financements chinois. Il s’agit pour la CEDEAO et pour la Côte d’Ivoire, à travers leurs efforts conjugués, de mettre à la disposition de la Côte d’Ivoire et des pays en situation post-crise, une partie des ressources du 10ème FED régional, en vue d’accélérer le processus de sortie de crise. Le ministre de l’Intégration Africaine, Adama Bictogo, a exprimé toute sa satisfaction, quant à l’issue de cet atelier d’évaluation des besoins de la Côte d’Ivoire. « La Côte d’Ivoire a définitivement tourné la page du recul. Nous voulons faire de la CEDEAO une zone de croissance et cette croissance ne peut se faire sans la Côte d’Ivoire nouvelle et rassemblée autour du développement », s’est-il réjoui. « Jamais auparavant, la CEDEAO n’a accompagné un pays dans sa reconstruction, comme elle vient de le faire pour la Côte d’Ivoire. Le retour de la BAD est un signal fort, parce que quand on abrite des sièges, il n’y a pas meilleur moyen de mobiliser des ressources (…) Nous avons maintenant une feuille avec un chronogramme d’exécution. Il s’agit de veiller à la mise en application de ce chronogramme (…) Je suis donc satisfait, parce que cela obéit à la vision du Président de la République. L’avantage d’avoir une feuille de route, c’est que la feuille de route est intangible et la Côte d’Ivoire pourra se prévaloir d’une feuille de route qui fera date (…) », a conclu le ministre Adama Bictogo.
Olivier Dion

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Trésor public / Intoxications et dénigrements La tête de Gré Faustin mise à prix

Gré Faustin, président du syndicat national des fournisseurs, va-t-il être mis aux arrêts et entendu pour ses déclarations à la presse ? Lui qui a accusé les agents du Trésor de ‘’mafieux’’, d’avoir fait des retenues de 10 à 15%, dans le cadre du paiement des arriérés des fournisseurs. Même si l’on n’est pas encore au stade d’une quelconque arrestation, pour des accusations non fondées et qui de surcroît, peuvent ternir l’image de la Côte d’Ivoire, principalement celle du Trésor auprès des partenaires sur le marché monétaire et financier, 4 syndicats ont apporté la réplique, hier mercredi 24 août 2011, à la Tour de la Cité financière, sise au Plateau. Il s’agit en l’occurrence du Synatresor, Resat-CI, Usat-CI et la Sylat-CI, regroupés pour la circonstance. Pour ces 4 syndicats, dépendant tous du ministère de l’Economie et des Finances, Gré Faustin, président du syndicat national des fournisseurs, accuse à tort, les agents du Trésor, malgré les efforts consentis. Ils souhaitent que les preuves de ce qu’il avance, donne les noms de ceux qui l’ont accosté pour exiger le versement d’un certain nombre de montants pour service public rendu. Mais, à l’évidence, à en croire les responsables de ces syndicats, Gré Faustin n’a pu donner le nom d’un seul agent du Trésor. Toute chose qui, pour les responsables syndicaux, frise l’intox et le dénigrement, dont le but est de créer davantage de problèmes à la Côte d’Ivoire auprès de ses partenaires. Et pourtant, pour parer à certaines éventualités, explique le collectif des syndicats, Gré Faustin a été récemment invité par les collaborateurs du Directeur général du Trésor en vue de prendre part à une réunion de mise au point. Mais se disant au-dessus de tous les syndicats et qu’il n’a pour seul interlocuteur le DG, Gré Faustin a refusé de prendre part à ladite réunion. Pour le collectif des syndicats, le refus de celui-ci d’être reçu par les directeurs généraux adjoints, dénote de sa volonté de salir les agents et surtout de mettre à mal la crédibilité de la signature de la Côte d’Ivoire, principalement le Trésor public auprès de ses partenaires. Etant donné que c’est le Trésor qui est appelé à mobiliser 1689 milliards de FCFA au titre du budget de finances 2011, soit plus de 50% des recettes prévues. En attendant d’user de toutes les voies légales en temps opportun, le collectif demande à Gré Faustin, l’arrêt immédiat des campagnes d’intoxication. Aussi l’invite-t-il à plus de retenue et de professionnalisme. Le collectif réaffirme son soutien au ministre de l’Economie et des Finances, au directeur général du Trésor et les encourage à poursuivre leurs activités dans le respect de la réglementation et des règles du code de déontologie des agents du Trésor.
H. Kouassi

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Education nationale / Coopération franco-ivoirienne Le collège André Malraux de Paris et le lycée de Bouna jumelés

Le lycée moderne de Bouna et le collège public français André Malraux de Paris 17ème sont désormais des écoles-jumelles. L’union de ces deux écoles publiques a été scellée le samedi 20 août 2011. Ce jour, Mme Daré Diénéba Ouattara, Assistante pédagogique en service à l’Académie de Paris en France et le proviseur Siby Moustapha ont paraphé et échangé les charges relatives au jumelage. Actrice de ce partenariat, la présidente fondatrice de l’Association pour la coopération et de développement (Acde) a fait savoir qu’elle réitère ainsi son engagement d’œuvrer, en tant que cadre de la région, à la formation de l’intelligentsia du Zanzan de la nouvelle Côte d’Ivoire. « Ce jumelage s’inscrit dans le projet ambitieux baptisé la ‘’Maison du développement durable’’ qui, après Bouna, pourra être étendu à d’autres localités ivoiriennes. Son exécution permettra de mener des activités de promotion du développement socio-économique, d’alphabétisation des populations, d’orientation professionnelle des jeunes sans-emploi, d’encadrement et de suivi des élèves les plus méritants. Ceux-ci vont bénéficier de bourses d’études pour poursuivre leurs études en France en vue de figurer dans l’intelligentsia du Zanzan de demain et sortir la région de sa léthargie », a expliqué Mme Ouattara. Se réjouissant de cette action qui va permettre au lycée de Bouna de bénéficier d’infrastructures éducatives de base ainsi que de la réhabilitation du centre de documentation et d’information (CDI) par le don d’ouvrages scolaires, le Roi de Bouna Sa Majesté Bounamassa a félicité Mme Ouattara Daré pour son altruisme et son activisme en faveur du développement de sa région natale. En termes de retombées, le lycée de Bouna bénéficiera en octobre 2011 d’un fonds documentaire composé de manuels neufs et d’ordinateurs, qui sera acheminé par l’Acde-Côte d’Ivoire pilotée par Mme Coulibaly née Cissé qui a pris part à la signature de l’accord de jumelage. De son côté, le collège André Malraux va s’enrichir de la diversité culturelle du Zanzan.
M.T.T

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Santé publique / 61ème réunion du comité Afrique de l’OMS 66 ministres de la Santé et de l’Economie attendus à Yamoussoukro

Yamousoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire, abritera du 29 août au 02 septembre 2011, la 61ème réunion du comité régional de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En prélude à ce rendez-vous mondial d’experts, d’acteurs et de partenaires de soins, le ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida le Pr N’Dri Yoman Thérèse, a animé un point de presse hier mercredi 24 août 2011 à son cabinet au cours duquel elle a annoncé l’arrivée de soixante six ministres des Etats africains, membres de l’OMS. Dont 46 ministres de la santé et 20 de l’Economie et des Finances. A cela, il faut ajouter la délégation de haut niveau de l’OMS qui sera conduite, à l’en croire, par la directrice générale, Dr Margaret Chan et le directeur régional pour l’Afrique Dr Louis Gomes Sambo. Ainsi que les représentants des agences, fonds et programmes des Nations-Unies, d’organisations bilatérales, multilatérales, et non gouvernementales impliqués dans l’amélioration de la situation sanitaire en Afrique. « Le Président de la République SEM Alassane Ouattara présidera en personne la cérémonie à laquelle plus de 600 acteurs de la santé sont attendus à la fondation Houphouët-Boigny. Ces assises participent du repositionnement de notre pays sur la scène internationale. C’est pour cela que la Côte d’Ivoire doit gagner, non seulement le pari de l’organisation mais aussi celui de la réussite de cette rencontre internationale », a déclaré Pr N’Dri Yoman. Au titre de l’ordre du jour, elle a fait savoir que cette session va consacrer ses travaux aux points suivants : stratégie pour l’élimination de la rougeole dans la région Afrique d’ici 2020, la révision du document-cadre du Fonds africain pour les urgences en santé publique, le suivi de la mise en œuvre des objectifs du millénaire pour le développement, les orientations pour la mise en œuvre du budget-programme 2012-2013 et l’adoption des résolutions du RC61.
Olivier Guédé

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Adjamé / Aire de stationnement des véhicules de transports Vers un affrontement entre syndicalistes et chargeurs

L’occupation d’un espace de 1800 m2 sis à Williamsville-Agban par la Coordination des chauffeurs de Côte d’Ivoire suscite le courroux des chargeurs d’Adjamé. Vu que les occupants envisagent d’ériger une aire moderne de stationnement et de chargement des minicars et taxis communaux, le coût étant estimé à 75 millions de Francs Cfa. Si rien n’est fait pour dénouer ce différend, l’on risque d’assister à un affrontement entre syndicalistes et chargeurs.

Depuis le dénouement de la crise postélectorale, les gares routières d’Abidjan connaissent une accalmie au niveau des conflits d’intérêts entre des acteurs du milieu du transport routier. Cette accalmie pourrait être perturbée dans les prochains jours à Adjamé. Précisément à Williamsville-Agban à moins de dix mètres du camp de gendarmerie d’Agban. Où une parcelle de 1800 m2 a été attribuée par la mairie à des syndicalistes du transport routier réunis au sein de la Ccrci d’Amadou Touré (Boudé). Bénéficiaire de l’arrêté municipal n° 062/MAD/ST en date du 27 juillet 2011 portant occupation à titre provisoire de parcelle de domaine public. Au titre des premiers travaux, cette structure, avec l’appui des riverains réunis au sein de la Coordination des jeunes d’Adjamé, a mobilisé quatre (04) millions sur les 75 millions F Cfa prévus pour y ériger une aire moderne de stationnement et de chargement des gbakas (mini cars) et Wôrô-wôrô (taxis communaux). Au terme des travaux, tous les gbakas, après avoir chargé dans les communes d’Abobo, de Yopougon et de Bingerville, viendront y laisser leurs passagers qui embarqueront dans les wôrô-wôrô qui vont y stationner. Cela permettra ainsi de libérer les trottoirs d’Adjamé transformés en aires de stationnement.

Les trottoirs, vache à lait des chargeurs (gnabôrô)
Ces trottoirs sont la vache à lait des généraux et des gnabôrôs. En y sortant les gbakas, cela revient à leur retirer de la bouche leur pain obtenu sur le dos des chauffeurs. C’est pourquoi ceux qui se font abusivement et pompeusement appeler les généraux de la gare, s’opposent à la libération des trottoirs. Car, pour les frais de chargement illicitement encaissés, ils se frottent les mains avec au minimum six (6) millions F Cfa par jour. Maintenant qu’ils y sont contraints pour des impératifs sécuritaires, ils veulent contrôler toutes les initiatives portant aménagement d’aires de stationnement », explique Kouakou Alain Cyriaque, coordonnateur des travaux de la future gare de Willi-Agban. Un projet auquel s’oppose les chargeurs des lignes d’Adjamé communément appelés gnaboro ou encore les généraux avec leur chef de file Mamadou Traoré.

Le contrôle de la gare Willi-Agban ou la guerre des machettes
A peine les premiers travaux sont-ils entamés qu’ils ont mis leur veto. Ils exigent que l’exploitation de l’espace « sur leur territoire de compétence » leur revienne de droit. Faute de quoi, ils s’opposeront par la force aux travaux. Et même au stationnement et au chargement des véhicules de transport sur le site. La réunion de conciliation des deux parties qui s’est tenue hier mercredi 24 août 2011 a accouché d’une souris. Chaque partie ayant campé sur sa position. « A cette réunion qui a échoué, Mamadou Traoré, chef des généraux, a ouvertement menacé de faire descendre ses éléments avec leurs machettes sur le site pour y déloger les nôtres. Il est clair qu’ils ne s’inscrivent pas dans la nouvelle vision du Président de la République qui appelle les Ivoiriens à développer l’esprit d’initiative et entreprise dans le respect des lois. C’est ce que nous avons fait. Nous avons adressé plusieurs courriers au maire d’Adjamé et au chef de sécurité de la zone Koné Zackaria. Suite à ces démarches, nous avons eu ce site de manière légale que nous sommes en train d’aménager. Après tous ces efforts, des chargeurs qui proclament la paternité de tous les terrains d’Adjamé veulent par la force que nous leur cédions le site. Nous ne donnerons pas suite à ce chantage honteux d’une autre époque pour faire de ce site une caisse pour des gens habitués à s’imposer par les machettes et les couteaux », a asséné Boudé. Face à ce refus de ne pas céder le site, la guerre des machettes que Mamadou Touré et ses éléments promettent, est imminente. Le ministre des Transports Gaoussou Touré et le chef des opérations de sécurité d’Adjamé le Commandant Koné Zackaria sont interpellés.
M Tié Traoré

Encadré

La réaction de Mamadou Traoré

«Quand l’Etat dégage un site pour les transporteurs, j’estime que c’est pour tous les acteurs du transport, qu’ils soient syndicalistes, chauffeurs, chargeurs ou propriétaires de véhicules. Un acteur ne peut pas prendre cela pour lui seul et exclure qui il veut. C’est là qu’il y a problème. Nous ne nous opposons pas au fait que la mairie d’Adjamé ait concédé ce site aux transporteurs pour en faire une aire de stationnement des véhicules qui occupent les trottoirs de la commune. Mais, c’est notre exclusion qui se dessine sur ce site que nous désapprouvons. Ce sont les véhicules qui stationnaient sur les trottoirs qui vont aller dans cette gare et non des véhicules sortis de terre. Ceux qui disent qu’ils ont fait des courses et engagé des frais dans le dos des autres acteurs pour avoir le site, ce ne sont pas leurs véhicules à eux qui vont aller stationner sur le site mais ceux de tous les transporteurs. Si les camions doivent y stationner, nous devons être associés et non exclus. C’est ce que nous avons exigé. En outre, il est inadmissible que des syndicats qui travaillent à Yopougon quittent leurs bases pour venir créer une gare à Adjamé et empêcher ceux qui y travaillent depuis près de vingt ans d’être intégrés dans le projet d’aire de stationnement d’Agban. Nous ne l’accepterons pas car c’est un acte de défiance».
Propos recueillis au téléphone par M.T.T

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Depuis les Etats-Unis / Germain Kouassi (expert en gestion de ponts à péage) raconte son rêve américain et s’insurge :‘’C’est dommage pour servir son pays il faut porter un gilet de protection’’

Germain Kouassi est aujourd’hui l’un des rares africains à travailler dans le système des ponts à péage dans le New Jersey. L’Ivoirien, patron parmi les Américains comme il se qualifie n’a pas pour autant oublié sa terre d’origine, la Côte d’Ivoire. Il compte, un jour, venir participer au développement pour ainsi répondre à l’appel des autorités. Il dit un mot sur le processus de réconciliation et parle de son rêve américain. Sa place n’est pas dans le jeu politique, rassure-t-il.
Comment êtes-vous arrivé aux Etats-Unis ?
J’étais le secrétaire général de la Croix Verte de Côte d’Ivoire. Et à ce titre, j’ai beaucoup voyagé pour représenter la jeunesse ivoirienne à des rencontres qui parlaient de jeunesse, d’environnement et de développement. A l’issue d’un forum mondial des leaders de jeunes qui a eu lieu aux nations unies, j’ai décidé de rester.

Quelle était votre formation au départ d’Abidjan ?
J’ai traîné ma bosse à la faculté de droit sans grand résultat. Seuls mon abnégation, ma persévérance, mon courage m’ont conduit où je suis aujourd’hui.

Etes-vous retourné à l’école pour parfaire vos connaissances ?
J’ai eu des formations au compte de ma société dans des maisons agréées et aussi à Rutgers University. Mais vous savez, contrairement au système français, les USA vont avec l’expérience. Si vous avez vraiment l’expérience, vous pouvez occuper un poste au même titre dans des sociétés que celui qui vient de sortir de l’école avec tous ces diplômes. La Côte d’Ivoire a copié le système français. Nous avons ici beaucoup d’Ivoiriens qui veulent rentrer sur appel du Président de la République alors que pendant ce temps les appels d’offre de boulot demandent que vous soyez titulaire d’un doctorat. On a vu ici de simples secrétaires devenir ministres.

L’idée que vous vous faisiez du rêve américain et la réalité qui est la vôtre aujourd’hui coïncident-elles ?
Oui. Chacun est venu pour un but précis. Mais une fois ici, il faut mettre la chance de son côté. Il faut reconnaitre qu’au départ, c’était difficile. Je peux même écrire un roman sur ma vie ici (Les Frasques de Germain Kouassi). Je baragouinais l’anglais, en bon africain je ne savais pas utiliser l’ordinateur. C’est ici que j’ai mis un ordinateur en marche pour la première fois de ma vie et le jour où je faisais ma formation dans la société. Aujourd’hui je suis incontournable dans mon département quant à produire les rapports statistiques et financiers journaliers et aussi la gestion du personnel que je dirige tout comme la clientèle. Je ne me cache pas. Un Ivoirien patron parmi des américains. Je suis connu de la plupart des Africains qui utilisent le système électronique de péage d’abord à New York où j’ai servi pendant huit ans et maintenant dans le New Jersey où je suis il y a près de six ans.

Pourquoi les américains ont-ils si investi dans les ponts à péage. Cela n’a-t-il pas l’inconvénient de favoriser les embouteillages ?
Bien au contraire cela est fait pour la fluidité routière. Mais il faut dire qu’il y a deux types de péages. Il y a le péage électronique (système dans lequel je travaille) et le péage par cash. Même si on constate des bouchons, cela est occasionné par les payeurs par cash qui causent ce problème. Il y en a qui n’ont pas la monnaie exacte, il y en a qui veulent poser des questions etc. Il faut aussi voir les importantes recettes perçues par jour.

Le troisième pont d’Abidjan répond au souci de désengorger le trafic sur les deux autres ponts. L’idée du péage vous semble-t-elle opportune ?
Absolument. Non seulement il va désengorger le trafic mais le troisième pont permettra aux deux premiers de prendre une bouffée d’air et permettre leur rénovation. On pourrait aussi les soumettre, pourquoi pas, au péage. Donc tout usager qui doit aller du sud d’Abidjan au nord devrait s’acquitter d’un droit de passage. On devrait aussi instaurer un système de péage aux différents corridors d’Abidjan à savoir Abobo, Yopougon-Gesco, Grand Bassam et Bingerville. Le monde évolue. C’est vrai que le système fera des grincements de dents mais il faut y aller. Les autorités devraient dès maintenant commencer la campagne de sensibilisation afin d’éduquer les usagers sur ce qu’ils gagnent en retour en payant les traversées de ponts et de corridors.

Comment s’est opéré votre premier contact avec la société qui vous emploie jusque là ?
Vous n’allez pas croire. J’étais le vigil de la société (Security Garde). J’y travaillais en tant qu’immigré avec un nom d’emprunt. Alors que j’étais vigil, j’ai marié la Directrice du bureau ou j’étais en fonction. Et après son affectation, elle a vu ses patrons pour me faire embaucher le 15 Décembre 1997. Et depuis, je suis dans cette boîte. J’ai aussi la qualité de formateur. J’ai été dernièrement, en juin et juillet 2011, envoyé à Delaware pour former tout le personnel sans oublier tous ceux que j’ai formés à New York.

Vous vous dites disposé à servir votre pays. A quelles conditions seriez-vous prêt à rentrer ?
J’ai toujours dit que je veux rentrer chez moi à Dimbokro pour aller faire des activités qui puissent me permettre de survivre.

Visez-vous un poste politique dans votre pays ?
Je n’ai jamais fait de la politique dans ma vie et je ne compte pas en faire. Je pourrai par contre apporter mon expérience quant à la gestion des péages. Mais c’est tout.

Mais pour participer au développement il faut aussi avoir des moyens politiques !
C’est dommage que nous soyons encore versés dans ce genre de léthargie quant à dire que pour servir son pays il faut présenter votre liste de protecteurs ou avoir un gilet de protection comme être maire ou député. Pour quelqu’un qui vit aux Etats-Unis depuis 15 ans, je me mets au-dessus de ces contingences. Et dans ce cas beaucoup préféreront rester à l’étranger au lieu de retourner et apporter leur expérience. En tout cas comme je le dis tous les jours je m’en vais chez moi à Dimbokro pour savoir comment aider au développement de cette localité sans faire de la politique. Le président a demandé aux Ivoiriens de la diaspora de rentrer sans discrimination aucune.

Comment appréciez-vous le processus de réconciliation tel qu’enclenché dans votre pays ?
Il ne faut pas écouter les faiseurs d’histoire. Si nous avons quitté notre pays pour nous retrouver a l’étranger, c’est parce que ces derniers sont passés par là. Seuls les pays appelés à évoluer connaissent des révolutions. La Côte d’Ivoire a toujours été et est bénie de Dieu. Il faut donner du temps de pouvoir racoler tous les bouts. C’est vrai que beaucoup vont s’agripper à leurs positions mais c’est un courant qui va passer. On l’a déjà vu dans d’autres pays. Le processus de réconciliation prend, certes du temps pour décoller. Mais le temps mis l’est certainement pour enlever les grains de sable qui font coincer les choses.

Avez-vous des propositions à faire en tant que membre de la diaspora au président de la commission dialogue vérité et réconciliation ?
Je dirais qu’il vaut mieux être un constructeur actif des affaires publiques qu’un philosophe spéculateur. Il faut être doué d’une très grande imagination. C’est-à-dire orienter ses idées de façon à voir le réel plutôt que l’irréel au lieu de soupirer après de beaux rêves irréalisables.

Que pensez-vous du choix de Didier Drogba dans la commission Dvr pour le compte de la diaspora ivoirienne ?
L’un des plus grands footballeurs des temps modernes et de surcroit Ivoirien est un homme incontournable dans le processus de réconciliation. le Président Houphouët Boigny disait : “notre force et notre rayonnement viennent de ce que l’approche des différentes données de notre développement s’est toujours fait en terrain solide, de façon pragmatique, rythmée par une concertation permanente, impliquant, ainsi qu’il sied à la grande famille que nous formons, le dialogue franc, fraternel et l’adhésion de tous”. On peut servir à tous les postes pourvu qu’on y mette du sien. L’Ivoirien aime trop s’attarder sur “quel diplôme a-t-il?”. Dans le cadre de la réconciliation il doit avoir plus que Didier Drogba. Nous avons des savants dans la diaspora qui peuvent contribuer à ramener les pièces du puzzle ensemble. Mais vivement que celui qui réconcilie tous ses fans sur le terrain de football sache le faire sur l’étendue du territoire ivoirien.
Par S. Débailly via internet

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Opération ‘’pays propre’’ / Après 4 mois sans salaire Des femmes balayeuses grognent

Depuis la fin de la crise postélectorale, les nouvelles autorités se sont lancées dans une dynamique de reconstruction de la Côte d’Ivoire. Et dans ce processus, la question de la salubrité urbaine occupe une place de choix. Toutefois, des femmes commises pour rendre le pays notamment la capitale économique, Abidjan, propre, se sentent oubliées dans cette nouvelle donne parce que sans salaire, depuis plusieurs mois. Pourquoi un tel dysfonctionnement ? Enquête.

«Abidjan est devenue propre !», « On respire bien maintenant dans la capitale économique », etc. Tels sont les propos des Abidjanais qui soutiennent que « la perle des ordures dans le passé» est en train d’égaler le Ghana voisin, en matière de propreté, et redevient la véritable perle des lagunes. Mais si tel est le cas, ce progrès n’est pas seulement dû à la volonté des nouvelles autorités mais il est aussi dû à l’engagement des femmes qui, très tôt le matin, écourtent leur sommeil pour traduire cette volonté en acte. Elles ont pour la majorité plus de 40 ans, « nos mamans » qui côtoient, chaque jour, les véhicules (avec tous les risques d’accident) et la poussière (dangereuse pour leur santé) et ce, dans l’optique d’aider à rétablir un environnement sain. « Malgré cet effort, nous sommes depuis quatre mois sans salaire », s’indigne Maférima Bamba, balayeuse sur tout le long du boulevard Latrille à Cocody-Angré, au sein de la structure WMW (Watch My World). Propos soutenus par Assetou C., responsable du pointage des femmes de cette entreprise. Elle dit ignorer les causes de cette situation. « Comme les balayeuses, je suis moi-même aussi sans salaire depuis quatre mois. Pis, nous avons du mal à échanger physiquement avec nos responsables. Si ce n’est que par le téléphone », s’offusque-t-elle, tout en craignant qu’elles soient toutes victimes d’une grosse arnaque. « Nous avons rencontré nos responsables pour la première fois à la mairie de Cocody. Ensuite, nous nous sommes retrouvées au carrefour d’Angré-Petro-Ivoire. Franchement, nous ne savons même pas où se trouve le siège de l’entreprise qui nous emploie », argue-t-elle. Ces balayeuses de WMW disent être dans le désespoir après plusieurs promesses non tenues. « On nous a promis un mois de salaire pour bien passer le mois de ramadan. Mais jusque-là, nous n’avons rien reçu», ajoute Koné Mariam, une autre balayeuse de la même entreprise. Avant de souligner les problèmes que ses camarades et elle vivent au quotidien. « Nous faisons ce travail parce que nous avons pour la plupart des problèmes de nourriture, de payement de nos loyers,… Nos maris ont en général des difficultés pour faire face à certaines charges. Ce travail était pour nous un moyen de les soutenir », déclare-t-elle. Tout en craignant pour leur santé, Koné Mariam fait savoir que bon nombre de femmes ne disposent pas de cache-nez pour se protéger contre la poussière. « Notre santé est fortement en danger parce que nous sommes exposées à plusieurs maladies liées à la poussière», s’indigne-t-elle. Si à WMW les femmes grognent, ce n’est pas le cas à SI2E (Société ivoirienne d’éco-environnement). « Nous n’avons pas de problème de salaire ici », ont fait savoir Ouattara Fanta et Coulibaly Salimata, balayeuses à Abobo, au compte de ladite structure. Affoussiata Sylla, employée à ‘’Watch My World’’ s’explique difficilement cette situation de « deux poids, deux mesures ». « Nos responsables nous disent de patienter et que c’est l’Etat qui doit nous payer par mois sur la base de 2000 FCFA par jour d’activité. Cependant certaines entreprises arrivent à payer leurs agents et d’autres le contraire. Nous ne comprenons rien », affirme-t-elle.

Réactions des responsables de structures et
du ministre Anne Ouloto
Yapo Vincent, superviseur au sein de WMW, avance que les difficultés évoquées par les femmes n’émanent pas de sa structure. Tout en précisant que son entreprise travaille sous la caution du ministère de la Salubrité Urbaine, il indique que ces problèmes existent « parce que l’Etat n’a pas encore réglé nos factures ». En clair, Yapo Vincent fait savoir qu’après les travaux, les factures sont remises à l’Etat. Quitte, ajoute-t-il, à l’autorité de régler ses factures « afin de nous permettre de couvrir nos charges dont le payement des salaires des balayeuses ». Rassurant que les choses rentreront très bientôt en ordre, ce responsable de ‘’Watch My World’’ a demandé aux femmes d’éviter des comparaisons qui, selon lui, ne sont pas forcément justes. « Une structure peut payer ses agents à partir des prêts en attendant le règlement de l’Etat. Ce que nous ne pouvons pas faire actuellement. Nous devons faire face à plusieurs charges notamment le renforcement de l’équipement des balayeuses », a-t-il justifié. Avant d’informer que, par le passé, l’Etat réglait, au plus grand tard, une facture, 90 jours après son dépôt. « Vu l’importance d’assainir nos communes, nous souhaitons que l’Etat règle le plus tôt ses factures », a-exhorté Yapo Vincent. Madame Désiré Anne Ouloto, ministre de la Salubrité Urbaine, a fait, il ya quelques jours, au cours d’une rencontre avec la direction du Rdr, savoir que ces structures de nettoyage des communes ne travaillent pas sous la coupole de son département. Après renseignement, avait-elle révélé, ces entreprises n’exercent pas également sous l’autorité des collectivités territoriales. La ministre de la Salubrité Urbaine dit être informée que ces structures font du volontariat pour assainir les communes. Tout en affirmant que ces entreprises ont commencé à exercer avant son arrivée dans ce ministère, Anne Ouloto, entend toutefois, en tant qu’autorité, réguler, les jours à venir, le secteur qu’elle dirige. Et ce, en favorisant les meilleures conditions de travail de toutes les structures qui participent à l’amélioration du cadre environnemental.
R.Dibi

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Accusé de n’avoir rien fait pour Aboisso / Le maire Kadjo N’zoré se défend :‘’Je ne suis pas un magicien…’’

Hier dans notre parution, nous avons fait cas des griefs qui sont portés contre le maire Kadjo N’zoré. Lors de notre investigation, nous l’avons rencontré. Ci-dessous, sa réaction.

Monsieur le maire, Aboisso n’a pratiquement pas de routes. Les quartiers sont reliés entre eux par des espèces de pistes rocailleuses. Que répondez-vous?
Une commune comme Aboisso ne bénéficie pas d’un bon relief. Il est assez accidenté et il pleut beaucoup à Aboisso. Le taux de pluviométrie est l’un des plus élevés de la Côte d’Ivoire. Il faut savoir que les voies ne sont pas bitumées. Après chaque pluie, nous devons obligatoirement travailler sur ces routes. Nous le faisons pratiquement tous les ans, soit en reprofilage soit en rechargement des voies. Malgré notre budget qui n’a pas toujours été à la hauteur des attentes de la municipalité. Nous sommes en saison des pluies, on ne peut pas engager des travaux de routes en cette période de l’année. Dans quinze ou vingt jours, nous allons démarrer le reprofilage de routes d’Aboisso. Nous avons déjà pris des contacts et certainement d’ici à un mois maximum, nous allons travailler sur les routes. C’est comme ça tous les ans, tous les maires qui se sont succédé à Aboisso, ont toujours fait ainsi. Comme ce sont des voies qui se dégradent annuellement, quelquefois quand on fait un bon rechargement ça peut durer deux ou trois ans maximum. Si vous vous renseignez depuis 1980 jusqu’à ce jour, je suis le maire qui a le plus travaillé sur les routes. Cette année, on n’a pas eu l’occasion de travailler sur les routes parce que la période de novembre à mars (période de saison sèche), il y avait la crise postélectorale, on n’a pas travaillé alors que c’est la période la plus favorable. C’est après la saison des pluies que nous allons nous attaquer à la question liée au reprofilage et de rechargement des routes. C’est ce qui explique le mauvais état des routes à Aboisso. Nous n’avons pas que ça à faire.

Quels sont alors les autres points à prioriser pour vous ?
L’une de nos priorités est la salubrité. Aujourd’hui, il faut que nous vivions dans un environnement sain. Vous avez pu constater en ville que nous sommes en train de curer les caniveaux. Pour qu’au moins, il n’y ait pas de problèmes d’inondation.

Le pont Maurice Delafosse est situé sur la voie internationale qui traverse Aboisso. Celui-ci semble être dans un état de dégradation avancée sans que la mairie ne s’y intéresse véritablement. Faut-il encore l’Etat, quand on sait qu’on sort d’une crise postélectorale assez difficile pour le contribuable ivoirien?
Oui ! Ça c’est vrai ! C’est une route internationale. C’est la route qui vient de Grand-Bassam jusqu’à Noé. Elle ne relève pas de la compétence de la commune. C’est l’Ageroute qui est responsable de cette voie internationale. Et dans une moindre mesure le Conseil général d’Aboisso. Mais comme elle est située en ville, pour ne pas qu’il y ait un accident, nous essayons d’intervenir. Sinon, cela ne relève pas de notre compétence.

Quelles sont les perspectives pour la voirie à Aboisso ?
Tant que Aboisso n’a pas le bitume, les populations n’auront jamais la satisfaction souhaitée. Chaque année, le reprofilage des voies se fait. Mais, il y a aussi d’autres problèmes. Il y a le problème de la poussière. Les mêmes populations qui se plaignent de ce que les voies sont mauvaises, les mêmes érigent des barrages, elles déversent des eaux usées sur la voie. En voulant empêcher la poussière de se répandre, elles dégradent les routes. Nous n’avons pas d’autres moyens moins polluants, par exemple les pavés. On a étudié les pavés, mais ça coûte plus cher. En plus, du fait du relief, de la pluviométrie et le sol qui est argileux, le pavé ne tiendra pas sur ce sol-là. Si c’était les petites voies de quartiers, ça c’est possible. Mais, une voie comme celle de la voie internationale, c’est impossible.

Pour cette question de bitume, vers qui devons-nous nous orienter ?
La mairie ne crée pas le bitume. C’est plutôt l’Etat. La mairie n’a pas suffisamment les moyens pour faire le bitume. Ça coûte trop cher. Le budget d’Aboisso avoisine à peine trois cent cinquante (350) millions de FCFA par an. Cette année, notre budget a été diminué et divisé en deux. A cause de la crise, tous les budgets ont été revus à la baisse. On vient de nous signifier que le budget de fonctionnement et d’investissement a été réduit de moitié. L’Etat n’a pas les moyens suffisants pour nous soutenir. Je pense que la seule solution, c’est le bitume.

Pourquoi ne pas informer les populations d’Aboisso ?
Les populations sont informées. Je ne suis pas le premier maire. Si cela était possible, mes prédécesseurs l’auraient fait depuis 1980 jusqu’à aujourd’hui. La mairie a fait toutes les études et toutes les demandes. La municipalité a frappé à toutes les portes. Mais, le maire que je suis, ne peut pas faire de miracle. Il y a eu le premier maire Konan Kramo, ensuite, Ellingand Etché qui a fait les mêmes démarches. Moi, aussi, j’ai fait la même chose. On attend le jour favorable.
P. Krou

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Lancement de sa campagne hier / Augustin Sidy Diallo révèle :‘’Ce sont Dieng et Anouma qui m’ont encouragé à briguer la présidence de la FIF’’

Le lancement de la campagne d’Augustin Sidy Diallo (ASD), candidat à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), s’est tenu hier mardi 23 août 2011 au Plateau.

Une salle devenue exiguë avec des invités sans places assises pour certains. Sons de balafon par ici; coups de sifflet par là. C’est le décor que présentait la salle ‘’Abissa’’ de l’hôtel Pullman hier. Tel un match de football, c’est 90 minutes qu’a duré ce lancement de campagne. Après avoir fait l’état des lieux du football ivoirien, Sory Diabaté, le directeur de campagne, a présenté le programme de la liste « Une équipe au service des clubs ». Dans son speech, le colistier d’ASD a relevé certains problèmes rencontrés sur le terrain de jeu. Notamment la baisse de la qualité du jeu par rapport aux pays du Nord, l’absence des clubs dans les phases finales des compétitions africaines, la rémunération très faible des joueurs et entraîneurs, le manque d’infrastructures de qualité, l’absence du public dans les stades, etc. Face à tous ces problèmes qui constituent un frein au développement du football ivoirien, Sidy Diallo, a affirmé Sory Diabaté, s’est fixé plusieurs objectifs. Ce sont ainsi 11 points qui fondent la volonté d’ASD de succéder à Jacques Anouma à la tête de la FIF. Il s’agit entre autres de l’organisation professionnelle au niveau de l’Administration générale de la FIF, la construction d’infrastructures aux normes internationales dans les différentes régions du pays, du développement du football local, de faire disposer aux clubs de plus de moyens conséquents pour subvenir aux besoins de leurs effectifs et gagner des trophées africains dans les 4 ans pour les clubs et les sélections nationales. Toujours dans le programme d’ASD, environ 200 millions FCFA seront mis à la disposition des clubs pour leur permettre de se bâtir des terrains d’entraînement dignes de ce nom. Prenant la parole, Sidy Diallo s’est réjoui d’avoir réuni dans son staff la quasi totalité des anciens membres de l’équipe sortante de la FIF. Il a exprimé sa reconnaissance à ses aînés Dieng Ousseynou et Jacques Anouma car «ce sont les deux qui m’ont encouragé à vouloir briguer ce mandat’’. Je remercie Dieng Ousseynou et Jacques Anouma. Dieng est celui-là qui m’a ouvert les portes. Ce sont les deux qui m’ont encouragé à vouloir briguer ce mandat», a-t-il fait savoir. Pour conclure, ASD a exhorté les présidents de clubs à s’approprier sa candidature et à faire en sorte qu’ensemble, ils puissent redynamiser le football en Côte d’Ivoire.
David Yala

Autour de la Campagne

Sidy Diallo échappe à la presse
Les journalistes qui ont massivement effectué le déplacement à l’hôtel Pullman pour prendre part au lancement de la campagne d’ASD n’ont pas pu avoir des échanges directs avec le leader de la liste « Une équipe au service des clubs ». Ils sont retournés ‘’bredouilles’’ à leur rédaction.

Yéo Martial et Wolé Basile plaident pour ASD
Le vainqueur de Sénégal 92, Yéo Martial, et l’ancien entraîneur du Stella Club d’Abidjan, le doyen Wolé Basile, ont apporté leur soutien au candidat Sidy Diallo. Après des témoignages sur la vie de l’homme, les deux anciens ténors du football ivoirien ont exhorté les présidents de clubs à porter ASD à la tête de la FIF.

Wattao a-t-il choisi son camp ?
Le Cdt Issiaka Ouattara alias Wattao a assisté à la cérémonie de lancement de la campagne de Sidy Diallo. Une présence qui a fait dire à certains invités que le commandant en second de la garde républicaine a choisi son camp.

La sono fait défaut
La mauvaise acuité de la salle due au micro a rendu difficile l’écoute allocutions. Malgré les changements de micros, le problème a persisté jusqu’à la fin de la cérémonie. Dans la soirée, la mauvaise organisation a été signalé du côté de Salif Bictogo (SB).
Une sélection de DY

Encadré
Bictogo promet 76 cars neufs aux 76 clubs votants

Salif Bictogo veut être le candidat des clubs. Il veut le traduire en acte. « Bictogo Solution des clubs ». Hier mardi 23 août 2011, il a signé un protocole d’accord avec une banque de la place pour acquérir 76 cars flambant neufs pour les 76 clubs qui prendront part à l’AG élective du 10 septembre prochain. Selon son porte-parole, Armand Gohourou, il s’agit pour la liste conduite par Salif Bictogo de matérialiser la promesse faite aux clubs. « Chaque car nous coûtera 33 millions FCFA et cela sera une aide que les clubs recevront en plus de la subvention. Si nous sommes élus, nous prévoyons augmenter le nombre de clubs en Ligue 1 et faire en sorte que les difficultés soient réduites », a-t-il poursuivit. Concernant le projet de campagne de Salif Bictogo, il est rédigé en sept grands axes et s’intitule « nos solutions pour une fédération forte». Bictogo veut un réaménagement des équipes, un renforcement de la formation des entraîneurs et arbitres, la protection des études des athlètes et surtout l’innovation dans la gestion des clubs ivoiriens. C’est dans ce cadre que tous les clubs seront dotés de moyens de locomotion et d’un budget standard. La réhabilitation des infrastructures sportives, la redynamisation de l’équipe nationale, l’amélioration des subventions des différentes équipes et l’amélioration de l’attractivité des stades figurent en bonne place dans le projet de Bictogo. S’agissant du candidat lui-même, il a été joueur dans l’équipe junior du Stella Club en 1977 et champion de Côte d’Ivoire avec l’équipe senior du Stella en 1979. De 1988 à 1989, il devient vice-président de l’USY avant de diriger le comité des supporters du Stella (89-91). De 2000 à 2001, il prend les rênes du Stella en tant que président par intérim, puis président légal du club jusqu’à ce jour. L’actuel PCA du Stella, dit être un vrai connaisseur du football et croit dur comme fer avoir l’expérience pour diriger la FIF. Hier, au moment où nous mettions sous presse, il lançait sa campagne à l’hôtel Pullman au Plateau.
Annoncia Sehoué

Encadré 2
Bictogo – Diallo ; y aura match

Le candidat Salif Bictogo a lancé sa campagne, hier après-midi à l’hôtel Pullman –Plateau. Se voulant concret, Bictogo est venu avec un échantillon du car à offrir aux clubs en cas de victoire. Il s’est adressé à l’ensemble des invités et a présenté son projet de campagne axé sur sept points. Quelques heures auparavant, c’est Sory Diabaté, Directeur de campagne de Sidy Diallo, qui avait présenté le programme de ce dernier. Ce qui a fait dire qu’entre les deux poids lourds, il y aura match. Salif Bictogo a promis cinq nouveaux cars au Groupement d’Intérêts de Football (GIF), en plus des clubs. Soit au total 80 cars. René Yédieti, DG la Libraire de France, président du comité de soutien de Salif Bictogo, a invité l’ensemble des présidents de clubs à porter Salif Bictogo à la tête de la FIF le 10 septembre prochain.
A.S

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